À Lomé, une rencontre d’importance s’est tenue mercredi 10 décembre entre les dirigeants des deux pays. Le Président du Conseil Faure Essozimna Gnassingbé a reçu en audience Francia Márquez, Vice‑Présidente de la République de Colombie, en visite officielle dans la capitale togolaise dans le cadre du 9e congrès panafricain. Cet échange, largement relayé par les chancelleries et les médias de la région, s’inscrit dans une dynamique de renforcement des liens bilatéraux et de coopération multiforme entre l’Afrique et l’Amérique latine.
Togo-Colombie : Lomé et Bogotá intensifient leurs échanges
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Au cours de cet entretien privé, les deux interlocuteurs ont évoqué les perspectives de coopération économique, politique et sociale entre le Togo et la Colombie. Si l’on ne connaît pas encore l’intégralité du volet public des discussions, l’accent a été mis sur la nécessité de fortifier les échanges commerciaux, d’encourager les partenariats en matière d’investissement et de soutenir les projets communs susceptibles de favoriser le développement durable des deux nations. Dans un contexte régional marqué par des efforts de diversification économique et par des initiatives de coopération sud‑sud, une telle rencontre symbolise la volonté de mettre en synergie des expériences et des expertises variées au service de priorités communes.
Les échanges ont également permis d’aborder des questions de coopération institutionnelle et de dialogue politique. Le Togo, qui met souvent en avant ses atouts en matière de stabilité politique, de gouvernance et de développement inclusif, cherche à renforcer ses relations avec des pays partenaires partageant un cadre démocratique et une approche axée sur l’intégration régionale. De son côté, Francia Márquez, figure majeure de la vie politique colombienne et ambassadrice d’un rééquilibrage historique en matière de participation citoyenne, a transmis un message de solidarité et de volonté de coopération, en phase avec les ambitions de son gouvernement de fortifier les liens avec les pays africains dans un esprit de solidarité et de développement partagé.
Si les détails opérationnels restent à préciser, plusieurs domaines d’action apparaissent comme prioritaires. D’une part, l’amélioration des mécanismes de coopération technique et l’échange d’expertises en domaines sensibles tels que l’agroalimentaire, les énergies renouvelables, la gestion des ressources humaines et le développement local. D’autre part, l’approfondissement des échanges culturels et éducatifs, qui constituent un socle solide pour des relations durables, fondées sur la connaissance mutuelle et l’empathie entre populations. Enfin, les deux parties pourraient explorer des opportunités dans des projets conjoints destinés à stimuler l’emploi des jeunes, à promouvoir l’entrepreneuriat et à soutenir les capacités industrielles locales.
Au sortir de l’entretien, les deux responsables ont exprimé leur volonté commune de poursuivre le dialogue et de concrétiser les engagements pris. La rencontre, qui s’est déroulée dans un cadre protocolaire chaleureux, témoigne d’une diplomatie active et proactive, prête à explorer de nouvelles voies de coopération et à consolider des partenariats qui s’inscrivent dans une logique de coopération internationale moderne, axée sur les résultats concrets et mesurables pour les populations.
Au‑delà des échanges institutionnels, cette visite contribue aussi à positionner le Tonnerre des relations internationales du Togo dans une perspective résolument tournée vers les partenariats régionaux et mondiaux. En cette période où les grandes questions géopolitiques exigent des réponses pragmatiques et coordonnées, les rencontres entre chefs d’État et vice‑présidents, comme celle de Lomé, renforcent l’idée que le dialogue et la coopération restent des leviers essentiels pour relever les défis du développement durable, de la sécurité humaine et de la prospérité partagée.
Alors que le congrès panafricain bat son plein, cet épisode diplomatique illustre la nature des échanges qui animent l’agenda togolais sur la scène internationale. L’objectif, clair : bâtir des ponts, favoriser les échanges et inviter des partenaires stratégiques à participer à la concrétisation de projets bénéfiques pour les citoyens. Le Togo et la Colombie semblent bien engagés dans cette démarche, prête à se traduire, à moyen et long terme, par des résultats tangibles et visibles pour leurs peuples respectifs.
Casimir Kpédjo