Le Zimbabwe a promulgué une nouvelle réglementation visant à favoriser l’indigénisation des entreprises exigeant que les entreprises étrangères cèdent 75% de leur capital à des citoyens zimbabwéens.
Indigénisation des entreprises : Le Zimbabwe réduit la propriété étrangère dans 14 secteurs
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Le Zimbabwe, par décret n° 215 de 2025 a adopté des mesures d’indigénisation des entreprises qui imposent aux investisseurs étrangers de céder au moins 25% de leurs parts chaque année, sur trois années, garantissant ainsi une localisation progressive de la propriété et du contrôle. L’objectif étant que les nationaux détiennent 75% des parts des entreprises. Les entreprises qui ne respectent pas ces obligations doivent soumettre un plan de régularisation dans les 30 jours suivant la publication du décret.
Les secteurs concernés comprennent les services de transport de passagers, les salons de coiffure et d’esthétique, les boulangeries, les agences d’emploi, les agences de publicité, le tri et le conditionnement du tabac, l’exploitation minière artisanale, le forage de puits et la vente de produits pharmaceutiques. Les agences immobilières, le dédouanement, le transport maritime, le transit et le transport routier sont également concernés. La participation étrangère n’est autorisée que sous certaines conditions strictes ou par le biais de marques internationales reconnues.
Cette mesure marque un net renforcement de la politique d’indigénisation du Zimbabwe, initialement introduite en 2008 par la loi sur l’indigénisation et l’autonomisation économique. Cette loi imposait aux entreprises étrangères opérant dans des secteurs clés comme l’exploitation minière de céder 51% de leur capital à des Zimbabwéens. Cette politique a ensuite été assouplie face aux critiques selon lesquelles elle décourageait les investissements et aggravait l’instabilité économique.
Luc Tossou