Le président de la République du Bénin était face aux professionnels des médias ce jour. Au menu des échanges le coup d’Etat avorté du 7 décembre 2025 et la constitution du 14 novembre 2025.
Bénin : Patrice Talon échange avec les acteurs des médias
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Le chef d’Etat a tenu à apporter un rectificatif quant aux auteurs de la tentative du coup d’Etat du 7 décembre 2025. « Ce n’est pas la Garde nationale qui a opéré l’attaque, non. Heureusement… Ceux qui ont opéré cette attaque n’étaient pas en majorité de la Garde nationale. Certains étaient en formation à Togbin ». A en croire le président béninois, ces jeunes militaires en formation auraient été embarqués dans le coup, contre leur gré. Le chef d’Etat béninois a tenu à saluer la loyauté de l’armée béninoise. De ses explications, il ressort que dès les premières informations faisant état de mutinerie, les casernes de Dessa et de Ouidah « ont tous appelé pour demander la conduite à tenir ». « Dans toute communauté, il y a des crapules », a commenté Patrice Talon. « Je n’appelle pas cela un coup d’Etat. Certes un coup d’Etat requiert ce type d’attaque, mais nécessite qu’une bonne partie de l’armée et de la population se rallient », a-t-il poursuivi.
Le premier magistrat du Bénin a confié : « Nous étions un peu dans un excès d’assurance (…) ce sont des voyous, de petits terroristes, des insensés (…) ceux qui se sont réjouis de cela, ils sont comptables. On ne peut pas se réjouir d’un crime ». Pour finir, il renseigne en réponse à une question : « Ma lecture politique, je n’en ai aucune. Je fais une lecture sociologique… Je ne tire aucune conséquence politique ».
« En cinq ans, tout ce qui se fait, c’est dans la précipitation ».
Le sujet relatif à la nouvelle Constitution du Bénin a été abordé. En ce qui concerne le septennat Patrice Talon explique : « Cinq ans, c’est trop court (…) Le temps de l’action politique est plus long que le temps de la reddition de compte (…) En cinq ans, tout ce qui se fait, c’est dans la précipitation ». Pour finir, Patrice Talon a confié à propos du septennat : « ce n’est pas à mon profit. Ce sera au profit du Bénin ».
Nafiou Ogouchola