La capitale marocaine, Rabat, a abrité du mardi 16 au mercredi 17 décembre 2025, les travaux du 7ème édition du congrès du Réseau des institutions nationales des droits de l’Homme francophones.
Le 7ème congrès des institutions nationales francophones des droits de l’homme tenu à Rabat
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Le siège du Conseil national des droits de l’Homme (Cndh) à Rabat a servi de cadre aux activités dans le cadre du 7ème congrès du réseau francophone. En ouverture de cette rencontre, la présidente du Cndh, Amina Bouayach, a souligné la nécessité d’insuffler un nouvel élan à l’action des institutions nationales des droits de l’Homme au sein de l’espace francophone. Elle a mis l’accent sur l’importance de renforcer l’action commune et de mutualiser les efforts, en vue de consolider le plaidoyer des États et de soutenir l’indépendance et l’efficacité de ces institutions.
En effet, les acteurs des droits humains font face à des difficultés non seulement financières mais aussi liées à un contexte mondial marqué par des défis croissants liés à la protection des droits de l’homme sur fond de tensions politiques, de conflits armés et de transformations numériques accélérées. Amina Bouayach, également présidente de l’Alliance mondiale des institutions nationales des droits de l’homme, a insisté sur l’importance du partage des bonnes pratiques entre lesdites institutions, en tant que levier essentiel pour influencer les politiques publiques et les parcours nationaux de protection des droits humains.
Les participants au congrès ont accordé la priorité aux liens entre l’IA et les droits de l’homme à la fois comme domaine porteur d’opportunités prometteuses susceptibles d’appuyer l’action des institutions nationales, et source de préoccupations au sujet du droit à la vie privée, à la non-discrimination, à la protection des données personnelles, au respect de la dignité humaine ainsi qu’à de nombreux droits fondamentaux.
Les travaux ont été sanctionnés par l’élaboration d’une feuille de route pratique visant à développer les mécanismes de travail des institutions nationales des droits de l’homme dans l’espace francophone et à renforcer leurs capacités d’interaction avec les mutations numériques, notamment en matière de mise en place de cadres éthiques et juridiques pour l’utilisation de l’IA et de garantie du respect des droits de l’homme dans les politiques publiques numériques.
Hervé Chabi