CEDEAO : Suppression des taxes liées au transport aérien et réduction des redevances dès 2026
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Les chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO), ont décidé qu’à partir du 1er janvier 2026, tous les États membres de ladite communauté supprimeront les taxes appliquées au transport aérien et réduiront de 25 % les redevances passagers et de sécurité. Les gouvernants des Etats de la CEDEAO en sont arrivés à cette décision parce que ces taxes annihilent les efforts de croissance freinée dans le secteur du transport aérien de la région ouest-africaine. En effet, l’utilisation du transport aérien se voit freinée depuis plusieurs années principalement en raison de taxes, redevances et, dans certains cas des frais excessifs.
Les coûts élevés des prestations
Des études menées par la CEDEAO, l’Union africaine, l’Association des compagnies aériennes africaines (AFRAA) et l’Association internationale du transport aérien (IATA) que l’Afrique de l’ouest figure parmi les régions les plus coûteuses au monde pour voyager en avion. En effet, les passagers doivent s’acquitter d’environ 66 redevances distinctes, tandis que les compagnies aériennes font face à plus de 100 frais lorsqu’elles opèrent des vols. Comparés aux moyennes mondiales, les coûts dans la région CEDEAO sont 85 % plus élevés pour les vols régionaux et 82 % plus élevés pour les liaisons internationales.
Des manques à gagner
Ces tarifs aériens élevés découragent les déplacements, limitent les opportunités commerciales, ralentissent le développement du tourisme et compromettent le programme phare de la CEDEAO relatif à la libre circulation des personnes et des biens. Alors que l’Afrique du nord représente environ 40 % du trafic aérien du continent, l’Afrique de l’ouest peine à atteindre la moitié de cette part, avec une seule route dans la région, Accra-Lagos, figurant parmi les dix liaisons intra-africaines les plus fréquentées.
Les gouvernants ouest-africains se sont décidés à agir face au constat selon lequel les taxes et redevances limitent la capacité des gouvernements à mobiliser des recettes suffisantes pour investir dans les infrastructures et services aéroportuaires, réduisant ainsi l’attrait du secteur comme moteur de développement économique.
Des avantages considérables et un coup d’accélérateur au commerce intra-africain
La décision des gouvernants ouest-africains comporte plusieurs avantages notamment la réduction des prix des billets qui pourraient baisser jusqu’à 40 %. Ce qui rendrait le transport aérien accessible à une plus grande partie de la population. Les compagnies aériennes devraient transporter davantage de passagers, tandis que les aéroports et les communautés environnantes bénéficieront d’un trafic accru et d’une activité économique renforcée. Le tourisme et les voyages d’affaires devraient connaître un essor, tandis que les gouvernements devraient, à long terme, générer davantage de recettes grâce à un secteur du transport aérien plus solide et plus dynamique.
Au-delà de la réduction des coûts, la réforme devrait renforcer l’intégration régionale en facilitant la circulation des personnes, des biens et des services. Un transport aérien plus abordable permettra aux familles de se reconnecter plus facilement, d’élargir les opportunités commerciales transfrontalières et de renforcer les liens socio-économiques qui unissent la région.
Nafiou OGOUCHOLA